Quand la vie ne tient qu'à un piton...
12/13/14 Juin 2007 :
Après quelques hésitations (coup de Sabre, Pelvoux, ...), on se décide pour établir notre camp de base pour ces 3 jours au refuge de la Pilatte dans les Ecrins. La montée au refuge, un long plat d'une dizaine de kilomètres se terminant par un joyeux raidillon de 500m :-)
Nous arrivons mardi midi à la Bérarde, où le parking est désert : c'est normal étant donnée la puanteur se dégageant d'une vieille poubelle roulante et le nombre incroyable de gendarmes au kilomètre carré...
Y a un match OM/PSG à la Bérarde ????
Elle est vieille et elle sent bon la montagne...
1ère pause au bout de 10minutes :-)
Après quelques hésitations (coup de Sabre, Pelvoux, ...), on se décide pour établir notre camp de base pour ces 3 jours au refuge de la Pilatte dans les Ecrins. La montée au refuge, un long plat d'une dizaine de kilomètres se terminant par un joyeux raidillon de 500m :-)
Nous arrivons mardi midi à la Bérarde, où le parking est désert : c'est normal étant donnée la puanteur se dégageant d'une vieille poubelle roulante et le nombre incroyable de gendarmes au kilomètre carré...
On monte donc tranquillement au refuge de la Pilatte en observant les objectifs des jours à venir :
- couloir Macho aux Bans (AD)
- mur de Glace du Gioberney (AD)
Le couloir Macho aux Bans
Mur de glace du Gioberney
Le refuge est fermé, nous serons donc dans le refuge d'hiver. Celui-ci est désert :-)


Pause miam-miam pendant l'approche

Je me lance dans une longueur...

Un peu plus haut...

Petite pause contemplative à la descente face au col du Sélé
On regagne la trace de montée et on descend le glacier de la Pilatte dans une neige déjà bien transformée. Malgré l'ambiance brassage, la descente est super-agréable et on descend vite, mais en passant pas mal de pont de neige déjà bien fragiles...
On remonte au refuge par un autre chemin qu'à l'aller, plus facile et confortable que la chaîne et les échelles (mais pas évident à trouver de nuit). En arrivant au refuge, une marmotte nous attend sur le devant de la porte :-)

La gardienne de la Pilatte ???Après-midi farniente au soleil sur la terasse du refuge, papotage et "pétanque" (--> cf vidéo)
On croise deux personnes redescendant du mur de Glace du Gioberney. La voie est en conditions. Ils envisagent le Macho mais notre récit les refroidit, le point météo encore plus et ils redescendront à la Bérarde vers 20h sous l'orage.
Petite sieste et dîner au refuge sous un gros orage. On se couche vers 21h.
Lever à 2h45 et départ à 3h30 pour le mur de Glace. La nuit est étoilée mais rapidement on ne voit plus aucunes étoiles, le ciel se couvre et des éclairs réguliers déchirent le ciel. On se décide finalement à ne pas aller plus loin et on rentre à la voiture.
- couloir Macho aux Bans (AD)
- mur de Glace du Gioberney (AD)
Le refuge est fermé, nous serons donc dans le refuge d'hiver. Celui-ci est désert :-)
Le refuge d'hiver de la Pilatte rien que pour nous !
On passe une soirée tranquille tous les 3 autour d'un bon plat de pâtes. La météo est bonne pour mercredi et moyenne pour jeudi. On se décide pour le couloir Macho aux Bans et on se couche vers 20h30 (comme les poules!).
Lever à 3h.
On se prépare rapidement. L'avantage de se poser quelques jours au même refuge est de pouvoir alléger au max les sacs.
On descend sur le glacier de la Pilatte via de vieilles échelles puis par une chaîne. De nuit ce passage est loin d'être évident et il vaut mieux être vigilent pour ne pas finir 30m plus bas. On prend pied sur le glacier vers 2450m d'altitude. On chausse les crampons et on s'encorde. Vers 2700m, Mathieu sent qu'il n'a pas la pêche et décide de s'arrêter avant que cela ne pose problèmes (trop de crevasses sur l'itinéraire pour rentrer seul). Ce sera donc ma première course seul avec Fred...
On continue tous les deux à un bon rythme, et en à peine 2h30 on atteint le pied du couloir.
Lever à 3h.
On se prépare rapidement. L'avantage de se poser quelques jours au même refuge est de pouvoir alléger au max les sacs.
On descend sur le glacier de la Pilatte via de vieilles échelles puis par une chaîne. De nuit ce passage est loin d'être évident et il vaut mieux être vigilent pour ne pas finir 30m plus bas. On prend pied sur le glacier vers 2450m d'altitude. On chausse les crampons et on s'encorde. Vers 2700m, Mathieu sent qu'il n'a pas la pêche et décide de s'arrêter avant que cela ne pose problèmes (trop de crevasses sur l'itinéraire pour rentrer seul). Ce sera donc ma première course seul avec Fred...
On continue tous les deux à un bon rythme, et en à peine 2h30 on atteint le pied du couloir.

Pause miam-miam pendant l'approche
On commence par évoluer non-encordés, mais rapidement les conditions moyennes dans le couloir proprement dit vont nous faire préférer une évolution encordée en faisant des longueurs. Je me lance en premier dans le couloir. La neige et la glace sont franchement mauvaises. Ca sonne "creux" et on voit bien les ruissellements de fonte...

Je me lance dans une longueur...

Un peu plus haut...
Au bout de 50m, il n'y a plus de corde et bien évidemmment je n'ai pas de relais à proximité... et vue la qualité de la glace, pas moyen de faire un relais sur broche, ni sur coinceurs vu que je ne trouve aucune fissure correcte... Et finalement je découvre un relais bien au dessus de moi (une dizaine de mètres) constitué par deux pitons reliés ensemble par une sangle. Fred quitte donc le relais et on fait un peu de corde tendue à 50m. Je me vache au relais et l'assure. Nous envisageons une progression en cordée réversible pour aller plus rapidement.
Fred arrive à son tour au relais, et là, c'est le drame : il laisse tomber son piolet, persuadé d'avoir attaché ses dragonnes... mais ce n'est pas le cas et son piolet descend à toute vitesse en rebondissant de tous les côtés les 130m de couloir que nous avons remontés. Heureusement que personne ne grimpe derrière nous...
Un peu blasés, nous décidons de descendre en rappels le couloir. J'installe le premier rappel de 50m et je m'élance en premier. Au bout d'une dizaine de mètres à peine, Fred me lance :
"- Il travaille bizarrement ces pitons..."
et à ce moment là, un des pitons du relais se déloge et le relais casse. Heureusement, le second piton ne lâche pas (même s'il s'est décalé de 5cm). J'arrête immédiatement d edescendre et Fred refait comme il peut le relais. L'utilité d'avoir un marteau-piolet... n'est-ce pas Mathieu ? ;-)
On atteint le relais suivant tant bien que mal, une bonne dizaine de mètres sous le rappel, et on fait un second rappel qui nous ramène au niveau de la rimaye. Le piolet de Fred s'est planté juste là, cela nous évite une fouille fastidieuse du cône d'avalanche :-)
On range notre matériel tranquillou et je m'aperçois que j'ai oublié mes lunettes au refuge... on ne va donc pas traîner histoire de ne pas me défoncer les yeux...
Fred arrive à son tour au relais, et là, c'est le drame : il laisse tomber son piolet, persuadé d'avoir attaché ses dragonnes... mais ce n'est pas le cas et son piolet descend à toute vitesse en rebondissant de tous les côtés les 130m de couloir que nous avons remontés. Heureusement que personne ne grimpe derrière nous...
Un peu blasés, nous décidons de descendre en rappels le couloir. J'installe le premier rappel de 50m et je m'élance en premier. Au bout d'une dizaine de mètres à peine, Fred me lance :
"- Il travaille bizarrement ces pitons..."
et à ce moment là, un des pitons du relais se déloge et le relais casse. Heureusement, le second piton ne lâche pas (même s'il s'est décalé de 5cm). J'arrête immédiatement d edescendre et Fred refait comme il peut le relais. L'utilité d'avoir un marteau-piolet... n'est-ce pas Mathieu ? ;-)
On atteint le relais suivant tant bien que mal, une bonne dizaine de mètres sous le rappel, et on fait un second rappel qui nous ramène au niveau de la rimaye. Le piolet de Fred s'est planté juste là, cela nous évite une fouille fastidieuse du cône d'avalanche :-)
On range notre matériel tranquillou et je m'aperçois que j'ai oublié mes lunettes au refuge... on ne va donc pas traîner histoire de ne pas me défoncer les yeux...

Petite pause contemplative à la descente face au col du Sélé
On regagne la trace de montée et on descend le glacier de la Pilatte dans une neige déjà bien transformée. Malgré l'ambiance brassage, la descente est super-agréable et on descend vite, mais en passant pas mal de pont de neige déjà bien fragiles...
Séracs de la Pilatte

Le bas du glacier de la Pilatte

Le bas du glacier de la Pilatte
On remonte au refuge par un autre chemin qu'à l'aller, plus facile et confortable que la chaîne et les échelles (mais pas évident à trouver de nuit). En arrivant au refuge, une marmotte nous attend sur le devant de la porte :-)

La gardienne de la Pilatte ???
On croise deux personnes redescendant du mur de Glace du Gioberney. La voie est en conditions. Ils envisagent le Macho mais notre récit les refroidit, le point météo encore plus et ils redescendront à la Bérarde vers 20h sous l'orage.
Petite sieste et dîner au refuge sous un gros orage. On se couche vers 21h.
Lever à 2h45 et départ à 3h30 pour le mur de Glace. La nuit est étoilée mais rapidement on ne voit plus aucunes étoiles, le ciel se couvre et des éclairs réguliers déchirent le ciel. On se décide finalement à ne pas aller plus loin et on rentre à la voiture.
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