Le Pelvoux / Pointe Puiseux (3943m)
Il y en a qui bossent, il y en a d'autres qui vont crapahuter ;-)
La forêt d'Ailefroide
Traversée d'un magnifique mélezin
C'est la grande fonte !!!!
La Pointe du Sélé et le refuge du même nom
Séracs du glacier du Clot de l'homme
Ca pense qu'à bouffer ces bestioles ;-)
Jeudi 28 Juillet 2007 : Après avoir pris le train à 5h59 à Genève (pour laisser ma 206 à Mylène qui a cassé sa Mégane) et une correspondance à Lyon Part-Dieu, je descends à Bourgoin-Jallieu où Mathieu me récupère. Direction Ailefroide, dans les Hautes-Alpes.
Etant donné les récentes chutes de neige dans le massif du mont Blanc, nous avons changé nos projets de gravir l'éperon oriental des Droites pour le couloir Mettrier au Pelvoux. Puis si tout va bien on enchaînera par la traversée via le glacier des Violettes et les fameuses vires d'Ailefroide !
Petit arrêt à Bourg d'Oisans pour acheter les bons sandwiches du coin, puis arrivée à Ailefroide sur les coups de midi. Il fait grand beau temps et plutôt chaud.
On boucle les sacs et c'est parti pour 1200m de dénivellée pour le refuge du Pelvoux (2700m). Montée tranquille dans la forêt puis par un sentier régulier s'élevant en lacets.
Etant donné les récentes chutes de neige dans le massif du mont Blanc, nous avons changé nos projets de gravir l'éperon oriental des Droites pour le couloir Mettrier au Pelvoux. Puis si tout va bien on enchaînera par la traversée via le glacier des Violettes et les fameuses vires d'Ailefroide !
Petit arrêt à Bourg d'Oisans pour acheter les bons sandwiches du coin, puis arrivée à Ailefroide sur les coups de midi. Il fait grand beau temps et plutôt chaud.
On boucle les sacs et c'est parti pour 1200m de dénivellée pour le refuge du Pelvoux (2700m). Montée tranquille dans la forêt puis par un sentier régulier s'élevant en lacets.
Je monte tranquillement, Mathieu me distançant dans la seconde moitié de la montée car je m'attarde à filmer le paysage, les chamois, et je m'arrête discuter longuement avec un alpiniste qui redescend.
Puis le refuge apparaît derrière un ressaut.
Le refuge du Pelvoux (2700m)
Sous le soleil, le dîner promet d'être des plus agréables !
Notre salle à manger :-)
Le glacier du Clot de l'homme, très encaissé
Nous préparons un sublime velouté aux asperges suivi de spaghetti-bolognaise face au mont Viso. Après une rapide vaisselle, nous nous couchons vers 21h.
Vendredi 29 Juillet 2007 : Mon téléphone nous réveille à 2h25. Nous sommes les premiers à nous lever. Je file faire chauffer de l'eau pour le thé/café et nous nous activons à faire nos sacs. Nous quittons le refuge à 3h10.
Juste derrière le refuge il nous faut escalader une courte barre rocheuse, ce qui a le mérite de vite nous réveiller. Puis nous remontons la morraine le long du glacier du Clot de l'homme, avant de le traverser vers 2950m. Nous mettons les crampons car le glacier est incliné et en glace vive. Des blocs massifs de glace rappellent que des séracs peuvent descendre à tout moment et nous ne traînons pas.
Nous prenons pied sur des névés qui nous mènent à la bosse de Sialouze (3229m). Nous discutons avec un couple de hollandais qui visent comme nous de faire le Mettrier. Ils sont partis d'Ailefroide à 22h... De là nous devinons dans l'obscurité l'attaque du couloir Coolidge, voie normale de montée au Pelvoux. Nous le dépassons et atteignons le cône d'avalanche issu du couloir Mettrier.
Là nous sortons un équipement plus adapté pour le couloir : on range les bâtons, on sort les piolets, les broches à glace, on s'encorde et surtout on met nos casques. J'en profite pour me réchauffer les doigts qui une fois de plus sont insensibles...
Le couloir Mettrier fait un peu plus de 200m de hauteur et sort quasimment au sommet de la pointe Puiseux (3943m).
Mathieu dans le 1er ressaut en glace
Une jolie broche dans de la bonne glace comme on l'aime :-)
Sortie du couloir Mettrier
Puis le refuge apparaît derrière un ressaut.
Vendredi 29 Juillet 2007 : Mon téléphone nous réveille à 2h25. Nous sommes les premiers à nous lever. Je file faire chauffer de l'eau pour le thé/café et nous nous activons à faire nos sacs. Nous quittons le refuge à 3h10.
Juste derrière le refuge il nous faut escalader une courte barre rocheuse, ce qui a le mérite de vite nous réveiller. Puis nous remontons la morraine le long du glacier du Clot de l'homme, avant de le traverser vers 2950m. Nous mettons les crampons car le glacier est incliné et en glace vive. Des blocs massifs de glace rappellent que des séracs peuvent descendre à tout moment et nous ne traînons pas.
Nous prenons pied sur des névés qui nous mènent à la bosse de Sialouze (3229m). Nous discutons avec un couple de hollandais qui visent comme nous de faire le Mettrier. Ils sont partis d'Ailefroide à 22h... De là nous devinons dans l'obscurité l'attaque du couloir Coolidge, voie normale de montée au Pelvoux. Nous le dépassons et atteignons le cône d'avalanche issu du couloir Mettrier.
Là nous sortons un équipement plus adapté pour le couloir : on range les bâtons, on sort les piolets, les broches à glace, on s'encorde et surtout on met nos casques. J'en profite pour me réchauffer les doigts qui une fois de plus sont insensibles...
Le couloir Mettrier fait un peu plus de 200m de hauteur et sort quasimment au sommet de la pointe Puiseux (3943m).
Une jolie broche dans de la bonne glace comme on l'aime :-)
Sortie du couloir Mettrier Les conditions dans le couloir sont bonnes : neige dure, et quelques passages en glace nécessitant la pause de broches. Nous sortons au sommet à 8h15.
Vue du sommet
C'est booooooooooooooooooooo !!!!
Mathieu et l'écran total...
Je foule la calotte sommitale :-)
3943m !!!
Happy Matt !
On ne tarde pas car si on veut faire la traversée, il vaut mieux descendre vite pour profiter de bonnes conditions de neige. On entame donc la descente à 8h30.
Vers 3700m on fait une petite pause dans la neige avant de basculer dans le dédale de crevasses et de séracs qui nous ouvre ses portes : le glacier des Violettes.
Petite pause dans la neige...
Le glacier des Violettes, altitude 3200m
La descente commence par quelques zigs-zags entre les crevasses puis on prend pied sur un éperon rocheux. Là on fait un rappel de 50m qui nous dépose sur une arête neigeuse dominant le glacier.
Quelques dizaines de mètres de désescalade dans du terrain bien péteux avant de retrouver deux grands rappels (50m + 25m). On reprend pied sur le glacier que l'on traverse.
Mathieu dans un des rappels
Les restes d'une énorme avalanche de séracs... qu'on doit traverser !!!
On traverse le glacier dans un dédale de blocs, résidus d'une avalanche de séracs récente. Puis il faut escalader 8m pour reprendre pied sur un éperon rocheux au dessus du névé Pélissier. Ce ressaut est dû à la fonte du glacier qui a perdu en épaisseur...
Juste avant ce ressaut il y a de grosses crevasses et de beaux ponts de neige. Le ressaut est pourri, en roche détritique et tout se casse la gueule. Je fais tomber une pierre grosse comme un melon sur Mathieu qui la prend en plein sur le casque puis rebondit sur sa main... Pendant quelques instants on a peur qu'il soit blessé, mais plus de peur que de mal.
Suivent deux autres rappels qui amènent au dessus des barres rocheuses dominant le névé Pelissier. On aperçoit une grosse avalanche dans le couloir Chaud. Un dernier grand rappel nous amène sur le névé Pelissier.
Mathieu prend pied sur le névé Pelissier
On retrouve une sente le long de la morraine qui plonge vers la vallée (mieux vaut prévoir les bâtons). On descend rapidement jusque vers 2050m où on prend la direction des vires d'Ailefroide.
Il vaut mieux ne pas passer par là par risque d'orage ou si on est trop fatigué car les vires sont vraiment chiantes et exposées. Autant dire qu'à la fin de ces vires on en a marre !!!!
Encore 1km de plat et on retrouve la voiture :-)
BILAN : Superbe course, bonnes conditions et météo tip-top (pas de risque d'orage). Que du bonheur, et ça change des buts qui commençaient à nous énerver...
Beaucoup de vent. Ciel dégagé. Vue magnifique sur les Ecrins, les Alpes du Sud, le Chambeyron, ... on voit même la grande Séolane !
Vue du sommet
C'est booooooooooooooooooooo !!!!
Mathieu et l'écran total...
Je foule la calotte sommitale :-)
3943m !!!
Happy Matt !Vers 3700m on fait une petite pause dans la neige avant de basculer dans le dédale de crevasses et de séracs qui nous ouvre ses portes : le glacier des Violettes.
La descente commence par quelques zigs-zags entre les crevasses puis on prend pied sur un éperon rocheux. Là on fait un rappel de 50m qui nous dépose sur une arête neigeuse dominant le glacier.
Quelques dizaines de mètres de désescalade dans du terrain bien péteux avant de retrouver deux grands rappels (50m + 25m). On reprend pied sur le glacier que l'on traverse.
On traverse le glacier dans un dédale de blocs, résidus d'une avalanche de séracs récente. Puis il faut escalader 8m pour reprendre pied sur un éperon rocheux au dessus du névé Pélissier. Ce ressaut est dû à la fonte du glacier qui a perdu en épaisseur...
Juste avant ce ressaut il y a de grosses crevasses et de beaux ponts de neige. Le ressaut est pourri, en roche détritique et tout se casse la gueule. Je fais tomber une pierre grosse comme un melon sur Mathieu qui la prend en plein sur le casque puis rebondit sur sa main... Pendant quelques instants on a peur qu'il soit blessé, mais plus de peur que de mal.
Suivent deux autres rappels qui amènent au dessus des barres rocheuses dominant le névé Pelissier. On aperçoit une grosse avalanche dans le couloir Chaud. Un dernier grand rappel nous amène sur le névé Pelissier.
On retrouve une sente le long de la morraine qui plonge vers la vallée (mieux vaut prévoir les bâtons). On descend rapidement jusque vers 2050m où on prend la direction des vires d'Ailefroide.
Il vaut mieux ne pas passer par là par risque d'orage ou si on est trop fatigué car les vires sont vraiment chiantes et exposées. Autant dire qu'à la fin de ces vires on en a marre !!!!
Encore 1km de plat et on retrouve la voiture :-)
BILAN : Superbe course, bonnes conditions et météo tip-top (pas de risque d'orage). Que du bonheur, et ça change des buts qui commençaient à nous énerver...
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